À Combourg, bioMérieux fait le choix du rail pour réduire l’impact de ses transports

calendar-pictole 8 octobre 2026 book-picto0 mins book-pictoAccompagnement des entreprises
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Fret ferroviaire : Loïg Chesnais-Girard à la rencontre de bioMérieux à Combourg

À l’occasion de sa visite en Bretagne romantique le 6 ocotbre 2026, Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, s’est rendu sur le site de bioMérieux à Combourg spécialisé dans la production de Kit de Diagnostic In Vitro et automates/machines.. Au cœur des échanges : les enjeux industriels et logistiques de l’entreprise, et notamment son expérience en matière de fret ferroviaire pour réduire l’impact environnemental de ses transports.

Une visite consacrée aux enjeux industriels et logistiques

Accueilli sur le site de Combourg, le Président de la Région Bretagne a échangé avec les équipes de bioMérieux autour de leur activité et des solutions mises en place pour faire évoluer leurs flux logistiques.

Depuis 2024, le site expérimente une solution de transport combiné rail-route entre Combourg et Saint-Vulbas, dans l’Ain (Plate forme logistique internationale du groupe). L’objectif : transférer une partie des trajets réalisés par camion vers le ferroviaire, tout en maintenant les exigences de fiabilité et de sécurité propres au transport de produits de diagnostic médical.

Le fret ferroviaire, une solution déjà opérationnelle

Le principe du transport combiné consiste à utiliser plusieurs modes de transport sur un même trajet. Les marchandises sont acheminées par camion (parfois électrique) jusqu’à une plateforme ferroviaire, transportées en train sur une grande partie du parcours, puis reprises par la route jusqu’à leur destination.

Avec l’appui de l’ADEME, dans le cadre du programme REMOVE, et en partenariat avec Lahaye Global Logistics, bioMérieux a progressivement intégré cette organisation à ses flux entre Combourg et Saint-Vulbas.

Les résultats enregistrés entre 2024 et 2026 montrent une montée en puissance du dispositif :

  • 369 transports routiers basculés vers le ferroviaire ;
  • plus de 8 300 tonnes de marchandises transportées en combiné ;
  • 313 tonnes de CO₂ émises en moins ;
  • 66 % de réduction de l’impact environnemental par rapport à une solution 100 % routière ;
  • 60 % des flux Combourg–Saint-Vulbas désormais réalisés en rail-route.

Pour l’entreprise, le report modal constitue donc désormais une solution logistique concrète, et non plus une simple expérimentation.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus globale de décarbonation des transports. Alors que 93 % de l’activité de bioMérieux est réalisée à l’international, plus de 65 % de ses produits sont acheminés par voie maritime, dans des conditions sécurisées.

Quelles perspectives pour les entreprises ?

Fort de cette première expérience, bioMérieux envisage d’étendre le report modal à d’autres flux, notamment Lille–Rennes, Lille–Lyon ou Madrid–Lyon.

L’entreprise étudie également l’électrification des pré- et post-acheminements avec des tracteurs électriques. Des contraintes techniques et réglementaires restent néanmoins à prendre en compte.

La visite de Loïg Chesnais-Girard a ainsi permis de mettre en lumière et d’échanger, à partir d’un cas concret, les conditions nécessaires au développement du fret ferroviaire pour les entreprises : des infrastructures adaptées, des liaisons performantes et une organisation logistique capable de concilier transition environnementale et exigences opérationnelles.

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